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Amiante: dessaisissement d’un juge d’instruction Les victimes de l’amiante malades de la « Justice » à la française

02/03/2012 13:55 par Admin Admin

En écho à la condamnation pénale de dirigeants d’Eternit, en Italie, il y a une dizaine de jours, on apprend que la juge Marie Odile Bertella-Geffroy était dessaisie, dans la plus grande discrétion, en décembre 2011 de l'enquête sur la mort d'anciens salariés français du groupe Eternit.

La condamnation de deux dirigeants d’Eternit par un Tribunal pénal italien avait suscité un nouvel espoir parmi les victimes françaises de l’amiante qui se battent depuis plus de 15 ans pour que l’instruction pénale aboutisse.

C’est avec un sentiment d’écœurement qu’elles ont appris, par la presse, que la juge d'instruction qui était en charge depuis sept ans de l'enquête sur la mort d'anciens salariés du groupe Eternit a été dessaisie du dossier et que six mises en examen de plusieurs dirigeants - notamment pour "homicides et blessures involontaires" -, ont été annulées.

Pour la FNATH, il y va de la crédibilité « démocratique » et « institutionnelle » de la France dans sa capacité à rechercher et à punir la criminalité industrielle. C’est l’indépendance même de l’Etat, dans ses fonctions régaliennes, qui est désormais interrogée.

La FNATH demande, a minima, aux politiques, en campagne ou non, une prise de position publique sur la possibilité d’un procès pénal de l’amiante en France.

Rien ne serait pire pour leur dignité que le silence de la lâcheté ou du mépris.



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