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Contre la triple peine qui touche les accidentés de la vie

25/10/2011 17:19 par Admin Admin

Selon les premiers résultats d’une enquête en ligne réalisée auprès des adhérents de la FNATH, moins d’une personne sur deux a repris un emploi dans la même entreprise après son arrêt de travail. Très majoritairement, la reprise du travail s’est faite selon les mêmes horaires (72 %), mais, pour plus du quart (28%) des personnes l’accident de la vie a entraîné une diminution des horaires de travail, et par conséquence une diminution des ressources. A l’occasion de la reprise du travail, plus du tiers des répondants ont estimé que l’accueil de leurs collègues était indifférent, mauvais ou très mauvais. La moitié des mêmes répondants ont le même avis concernant l’accueil par leur employeur.

Plus d’une personne sur deux (55%) n’a pas repris son travail dans la même entreprise à la suite de son arrêt de travail. Le pourcentage des personnes n’ayant pu reprendre leur travail dans la même entreprise est plus élevé chez les ouvriers (près de 50%) que chez les cadres (moins de 10%), qui sont, eux, plus nombreux à avoir repris leur activité dans la même entreprise. Ces personnes ont-elles pu retrouver un travail ? 62 % répondent par la négative. Pour les 38 % qui ont retrouvé du travail ensuite, cela a été moins de 1 an après pour 30 %, entre 1 et 2 ans après pour 41 % et plus de 3 ans après pour 29 % des répondants.

Une triple peine ? La FNATH ne peut que constater et condamner la triple peine qui frappent les accidentés de la vie : la peine des séquelles physiques et mentales, la peine liée à la diminution des ressources financières et la peine sociale, c’est-à-dire la difficulté de retrouver son emploi à la suite de son arrêt de travail et l’exclusion potentielle mais rapide de la société.


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